L’entraide source de développement économique, écologique et social

Leila PONS 22 septembre 2011 0
L’entraide source de développement économique, écologique et social
Leila PONS  (55 Posts)

Après une licence en économie et gestion, j’ai intégré l’Escem et fini mes études par la spécialisation en Gestion et Développement Durable.
Ayant un intérêt particulier pour les applications du développement durable au sein des PME, je recherche un emploi en Haute-Normandie en tant que chargée de mission DD auprès d’une PME ou au sein d’une structure en tant que conseillère en Développement Durable en création/développement d’activité.




L’un des exemples les plus frappants, les plus attrayants et prometteurs d’intégration des écosystèmes par l’économie moderne reste à mon sens : l’écosystème industriel. Au Danemark, un port a connu une renommée mondiale lorsque les parties ont pris conscience qu’ils faisaient sans le savoir de l’écosystème industriel.

Le principe de l’écosystème industriel est non plus de produire de façon linéaire c’est-à-dire en terme de « take, make, waste » mais plutôt de voir le processus industriel sous forme de boucle (« borrow, use, return »). Les déchets produits par une entreprise servent de matières premières à d’autres et ainsi de suite. Si nous nous intéressons à la nature, elle ne crée aucun déchet alors pourquoi devrions nous en faire autrement en tant que partie de cette biodiversité.

 

A Kalundborg, petit village portuaire danois de 20 000 habitants, plusieurs entreprises ont regroupé leurs forces par le biais de projets communs et au fil de discussion se sont rendues compte qu’elles pouvaient s’entraider. :-)

 

Concernant les réductions de consommation de toutes ces entreprises, on observe plusieurs choses : Diminution de pétrole : 20 000 tonnes/an, diminution de charbon : 15 000 tonnes /an, diminution de gypse 200 000 tonnes/an. La consommation d’eau a quant à elle été réduite de 2.9 m3 par an. Si cette symbiose industrielle a permis de large réductions des consommations globale à Kalundborg, les rejets sont toujours présents même si minimisés. Cet écosystème industriel est donc de type 2 (sur une échelle à trois niveaux où le troisième niveau ne génère plus aucun déchets pour la nature «  cradle to cradle »). Néanmoins, il faut encourager ce type de projets car ils sont incontournables en matière de développement durable.

A titre indicatif, les dépenses réalisées pour aboutir à ce résultat sont évaluées à 75 millions de dollars pour 30 ans tandis que les recettes par économies d’énergie et valorisation des déchets reviennent à 15 millions de dollars par an. L’atout économique est grand. Cependant, il est sur qu’il peut être difficile de retrouver de telles conditions ailleurs (entreprises qui se complètent) c’est là tout l’intérêt qu’ont les entreprises à discuter et à échanger (cela favorise l’émergence d’idées novatrices).

Les pays d’Asie sont très intéressés par l’écosystème industriel car ils sont en recherche d’amélioration de leur compétitivité face aux autres pays (Etats-Unis, Europe). Ils ont su voir avant d’autres que ce type de procédés écologique et économiques induisait une meilleure performance. En Chine, on a vu apparaître un écosystème encore plus performant autour de l’exploitation de la canne à sucre.

L’entraide industrielle à donc de l’avenir ! :-)



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